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 Satine Louise Lynch

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    Satine
    Sadistic & Crazy Vampire


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MessageSujet: Satine Louise Lynch   Dim 10 Juil - 17:21





    « Satine L. Lynch »

    ▌ Satine Louise Lynch
    ▌25 ans en apparence, en réalité plus de 600 ans
    ▌23 mars 1426 à Paris
    ▌vagabonde
    ▌Hétérosexuelle
    ▌Vampire
    ▌Groupe
    Particularités :
    Satine est dotée d’une force, d’une agilité et d’une vitesse bien supérieur à la normale de part son statut de vampire. Son sadisme exemplaire fait aussi d’elle une personne à part. Elle n’hésite pas non plus à se servir de son pouvoir d’hypnotisme. Outre cela, Satine ne possède pas d’autres particularités.

    « Ellesmera »

    ▌23 ans
    ▌France
    ▌J’ai découvert le forum par Billie
    ▌Magnifique
    ▌5/7
    ▌Michelle Williams
    Mais encore :
    Stay Alive


    « PHYSIQUE & CARACTERE »


    En tant qu’humaine, Satine n’était pas une jeune femme ayant beaucoup de caractère. Au contraire, elle avait plutôt tendance à se faire marcher sur les pieds et à ne pas s’affirmer. Les choses ne s’arrangeant pas pour la jeune femme, son mari la battait et la violait fréquemment. C’est pourquoi elle se sentit totalement renaitre lorsqu’elle fut transformée en vampire. Et à partir de là, c’est une toute autre femme qu’elle est devenue. Satine a pris conscience de sa beauté, de ses atouts et n’a pas hésité à s’en servir. Elle s’affirme aussi beaucoup et se forge son propre caractère. En tant que vampire, Satine n’a plus aucune pitié pour les humains qu’elle considère comme une race inférieur. Elle peut faire preuve d’un sadisme sans fin lorsqu’elle chasse. Un peu comme le chat qui joue avec la souris avant de la manger. Satine prend réellement plaisir à tuer ses proies et surtout à s’amuser avec eux. Au-delà de ça, Satine sait se montrer douce, attentionnée et protectrice envers ceux qu’elle aime et qu’elle considère comme sa nouvelle famille.

    Satine est dotée d’une force, d’une agilité et d’une vitesse bien supérieur à la normale de part son statut de vampire. Son sadisme exemplaire fait aussi d’elle une personne à part. Elle n’hésite pas non plus à se servir de son pouvoir d’hypnotisme. Outre cela, Satine ne possède pas d’autres particularités.


    A première vue, on pourrait dire que Satine possède un visage d’ange. Avec ses longs cheveux blonds et son regard doux, personne ne pourrait imaginer ce qui se cache derrière ce joli minois. Et la jeune femme en joue pour attirer ses victimes. Et lorsqu’elles prennent peur et qu’elles comprennent qu’il n’y a aucune échappatoire, un sourire sadique étire les lèvres de la jeune femme sans rien n’enlever à son charme. Côté vestimentaire, Satine prend toujours soin de mettre sa fine silhouette en valeur et elle adore surtout changer de style. Elle aime beaucoup porter des jeans serrés ou des pantalons très classe avec un haut tout aussi classe. Le plus souvent, la jeune femme porte ses cheveux détachés en une longue cascade blonde. Côté maquillage, elle opte pour le discret au niveau des yeux mais adore mettre du rouge petant sur ses lèvres, afin de les faire ressortir.

    Satine ne possède pas de cicatrices particulières. Celles qu’elle avait en tant qu’humaine lorsqu’elle se faisait battre se sont effacées lors de sa renaissance. Elle ne possède pas de tatouage, ni de piercing.

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Dernière édition par Satine L. Lynch le Dim 10 Juil - 18:06, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Satine Louise Lynch   Dim 10 Juil - 17:21




    « HISTOIRE »




    Satine Louise Herveaux, ma vie d'humaine
    Paris, XVème siècle

    J’ai toujours fait partie de ces personnes que l’on nomme « discrète ». Même si on disait de moi que j’étais plutôt mignonne, je ne signifiais rien aux yeux des autres. Dès l’âge de quatorze-ans, j’ai été promise à un homme d’une quinzaine d’année de plus que moi: François Herveaux. Un homme issu d’une famille plutôt aisé. Je savais qu’à ma majorité je devrais l’épouser afin de lui donner des enfants pour que sa lignée perdure. C’était mon destin, la raison de ma venue sur cette terre et je n’avais pas le choix. A vrai dire, je n’avais jamais cherché à fuir mon futur, cela ne m’avait d’ailleurs jamais traversé l’esprit. Il faut dire que j’ai été élevée dans un milieu où l’on ne choisit pas sa vie, où la liberté n’est pas accessible, ni même envisageable. Je me dois de vous préciser aussi qu’à cette époque, je n’étais pas vraiment doté d’un fort caractère. Je faisais ce qu’on me disait de faire sans discuter. Je ne m’énervais jamais, je ne m’affirmais pas, en clair, on pouvait faire ce qu’on voulait de moi. Je vivais sans réellement vivre.

    Je fus donc mariée à dix-huit ans au grand bonheur des mes parents qui furent largement dédommagés. La première année de mariage se passa sans problèmes. Je m’occupais de la maison tandis que mon mari se chargeait de ramener l’argent pour nous faire vivre. Faisant partie d’une famille plutôt noble et exerçant le métier de notaire, l’argent était loin d’être un souci. Mais il m’avait marié pour une raison précise : que je lui donne un héritier. Enfant unique, François se devait de continuer la lignée de sa famille. Il avait déjà eu deux femmes. Une était morte de la tuberculose sans lui donner d’enfant et la deuxième était morte de chagrin après avoir mis au monde un bébé mort-né. Autrement dit, j’étais son dernier espoir. Mais les mois passaient et je n’étais toujours pas enceinte. François commençait sérieusement à perdre patience. Si bien qu’à chaque fois que quelque n’allait pas, je devenais son souffre douleur. Au début ce n’était que quelques gifles. Puis ce fut des coups de poings, avant qu’il en vienne à me forcer à coucher avec lui. Les années passèrent et les chances d’avoir un enfant se réduisait considérablement. Je fus très vite la risée de la famille. Pour eux, je n’étais qu’une bonne à rien, une ignare qui avait non seulement un problème psychologique mais aussi un problème physique. Isabelle Herveaux, la mère de François, pensait que j’étais une disciple de Satan, envoyée pour maudire leur famille et les empêcher d’avoir une descendance. Ils savaient que je me faisais battre et violer mais ils pensaient que je le méritais. J’étais persuadée qu’un jour j’y laisserais ma peau. A vrai dire, il y avait des jours où je l’espérais. Il y avait des jours où je souhaitais que la mort m’emporte loin de cette douleur et de ce malheur quotidien.


    Lorsqu’un ange tombe du ciel…
    Paris, XVème siècle



    Et ce jour arriva plutôt que je ne l’aurais pensé. Ce soir-là, François et moi étions invités à dîner chez ses parents qui voulaient faire bonne impression auprès d’un riche couple venant d’Italie. Comme toujours, je me faisais la plus discrète possible. Je savais que François me ferait payer le moindre faux-pas. La consigne était simple : je ne devais pas parler sauf si François m’y autoriser, je ne devais pas me montrer impolie, j’étais déjà un poids, il ne fallait pas que j’en rajoute. Mais lorsque le couple italien fit son entrée dans le salon, j’eus tout le mal du monde à détacher mon regard d’eux. De toute ma misérable vie, je n’avais jamais vu une aussi belle femme et un aussi bel homme. Ils incarnaient littéralement l’élégance, le charme et la perfection. Une pression relativement forte sur mon poignet m’obligea à détourner le regard. François ne me lâcha pas pour autant, resserrant son étreinte à m’en faire grimacer. Voilà qui était clair pour un premier avertissement. Malgré l’attirance inexplicable que je ressentais pour ce couple, je ne portais plus aucun regard sur eux tout le long du dîner et jusqu’à ce qu’ils s’en aillent. Puis ce fut à notre tour de partir.

    Une fois rentrée chez nous, je remarquais de nouveaux bleus autour de mon poignet. Je baissais mes yeux qui commençaient à se remplir de larmes avant de me diriger vers le salon. Je fus très vite rattrapée par François. Je n’eus pas le temps de prendre conscience de sa présence qu’il me gifla avec force, me faisant tomber à terre. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il se retrouva sur moi, relevant ma robe avec violence.

    « Sale trainée j’ai bien vu comment tu regardais cet italien, tu vas payer pour ça ! »

    J’avais beau me débattre de toutes mes forces, il me tenait fermement. Je tentais de crier mais il plaqua une main sur ma bouche. Je n’avais plus que mes yeux pour pleurer comme à chaque fois qu’il me punissait de cette manière. Pour clore le tout, je reçu à nouveau une gifle me laissant un gout de sang dans la bouche. Le corps parcourut de sanglots, je ne trouvais pas la force, ni l’envie de me relever. Combien de fois devrais-je endurer ce supplice ? Je n’avais jamais apprécié la vie à proprement dite, mais à ce moment précis, je ne trouvais plus aucune raison de ne pas me laisser aller. Les yeux fermés, les jambes repliées contre ma poitrine, je n’avais même pas remarqué que quelqu’un d’autre était dans le salon. Mais je n’entendais plus François et je supposais donc qu’il avait quitté la pièce. J’ouvrais alors les yeux en me redressant tant bien que mal en position assise. Je me stoppais net dans mon geste en découvrant cette italienne, celle qui avait dîné avec nous quelques heures plus tôt. Je ne comprenais pas ce qu’elle faisait ici, dans le salon, et surtout je ne comprenais pas pourquoi François semblait figé. Mon instinct me soufflait de courir, de m’en aller le plus loin possible de cette femme qui ne semblait pas… humaine. Etait-ce un ange venu me délivrer ? Ou une envoyée de Satan ? Je la regardais sans prononcer un mot, figée par la peur. C’est alors qu’elle envoya François à l’autre bout de la pièce. Je fus tellement horrifiée que je ne pus cirer d’horreur. Comment était-ce possible ? Comment pouvait-elle avoir autant de force ? Je la regardais battre mon mari, incapable de bouger, incapable de parler. Mais il fallait que je me ressaisisse avant qu’elle ne s’en prenne à moi, avant que ce ne soit mon tour. Je laissais donc l’instinct me guider et me relevais avec hâte avant de m’enfuir le plus vite possible hors de la maison. Une fois dehors, je laissais échapper un cri en voyant tous les gardes à terre, morts. Mais je ne pouvais pas m’y attarder. Je courais alors comme je n’avais jamais couru de toute ma vie, à en perdre haleine. J’arrivais alors près d’un pont et m’y abritais en dessous. J’étais trempée à cause de la pluie. Il faisait sombre, elle ne me trouverait pas ici. J’attendrais jusqu’à l’aube pour sortir de ma cachette.

    Ma poitrine se soulevait à un rythme soutenu alors que j’essayais de reprendre mon souffle tout en repensant au massacre qui s’était déroulé dans mon salon. J’avais encore du mal à réaliser, à savoir si ce que j’avais vu était la réalité ou non. Je prenais appuis contre le pont avant de me retourner pour être sûre que je n’étais pas suivie. Je sursautais alors violemment en tombant nez à nez avec Selina. A nouveau paralysée par la peur, j’ouvrais la bouche pour hurler mais je n’en eus pas le temps. Elle plaqua sa main contre mes lèvres et se pencha vers moi. Je ressortis une violente douleur dans le cou, et la vie s’échapper petit à petit, puis plus rien.




    Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l'appelle renaissance.
    Paris, XVème siècle

    Lorsque je me réveillais, je cru que j’étais en train de prendre feu. Mon corps entier me brulait de l’intérieur, comme de l’extérieur. Je commençais alors à paniquer et voulais crier à nouveau lorsque le visage de Selina apparut devant moi. Elle m’incita à me calmer et m’expliqua ma nouvelle condition. Elle su trouver les bons mots pour me rassurer. Après deux jours d’intense souffrance, je pus découvrir et apprendre à vivre à nouveau. Selina m’apprit à chasser et à me nourrir. Si j’avais été terriblement effrayée le soir où elle s’était introduite chez moi, aujourd’hui je l’aimais plus que tout. Une relation fusionnelle se tissa entre nous. Elle était mon modèle, une deuxième mère, ma meilleure amie et une sœur.

    Aux côtés de ma maitresse et de son compagnon, j’appris à devenir un vampire redoutable, sadique et sans pitié. Je les aidais à prendre leur vengeance contre les chasseurs de vampires et semais à leurs côtés la peur et le chaos à travers le monde. J’aimais cette nouvelle vie où je me sentais enfin vivre physiquement et moralement. J’étais quelqu’un, j’avais une nouvelle famille, et, paradoxalement je me sentais réellement vivante. Mais quelque chose me manquait. Lorsque je voyais les regards et les gestes que Selina partageait avec Adrianno, j’étais envieuse. Je voulais moi aussi de la tendresse, je voulais qu’on m’aime de cette manière. Je ressentais le besoin d’avoir moi aussi un compagnon. Je fis part à ma maitresse de mes besoins mais celle-ci s’y opposa catégoriquement. Les années passèrent et mon envie devint presque vitale. Si Selina n’était toujours pas d’accord, je n’avais d’autres choix que de la quitter, afin de prendre mon indépendance. Les adieux furent déchirants.


    La hâte engendre en tout l'erreur, et de l'erreur sort bien souvent le désastre.
    Bucarest, XVIIIème siècle



    Après m’être douloureusement séparée de ma maitresse et de son compagnon, je décidais de parcourir le reste du monde à la recherche du compagnon parfait. Je descendis alors au Sud, plus précisément sur le continent africain. La vie était bien différente sur ces terres arides et je n’y restais guerre plus d’un an. Je remontais alors vers l’Italie. Ce pays été réputé pour avoir des hommes beaux, forts et intelligents. Malheureusement je ne trouvais pas chaussure à mon pied. Je fis alors escale dans mon pays d’origine pour quelques mois puis je m’en allais vers les pays de l’Est. Je fis plusieurs rencontres intéressantes et restait plus précisément en Roumanie pendant une vingtaine d’années. Évidemment, je ne perdais jamais le contact avec Selina. Je m’arrangeais pour lui envoyer une lettre tous les mois. Elle me manquait terriblement mais elle savait que je devais partir de mon côté, je devais découvrir le monde par moi-même. La Roumanie fut une de mes destinations favorites. Si bien que je décidais d’y rester encore un peu. Si j’avais apprécié ma nouvelle vie en solitaire au début, je devais bien avouer que je commençais sérieusement à m’en lasser. Puisque je ne trouvais pas de compagnon, je pouvais toujours me trouver une amie.

    Je me mis donc à fréquenter d’autres anges de la nuit, que j’avais eu la chance de rencontrer. Je partageais parfois quelques nuits de chasse avec eux, je les appréciais beaucoup. Seulement, je ne ressentais rien de spécial en leur présence. Aucun des leurs n’aurait pu tenir le rôle de la personne que je recherchais. Je savais donc ce qu’il me restait à faire. Je me mis alors en quête de trouver celle qui deviendrait « mon amie » comme j’aimais l’appeler. Je sortais de mon repère alors que le soleil n’était pas encore couché, afin d’avoir plus de chance de rencontrer celle que je voulais. Il me fallu plus de trois semaines pour la trouver enfin. Elle traversait la rue d’un pas soutenu, les bras croisés sur sa poitrine pour tenir son manteau. Je remarquais très vite qu’elle avait du sang noble dans les veines. Elle était très belle et devait à peine sortir de l’adolescence. Elle avait aussi un certain charme qui devait sûrement faire tourner la tête de ses messieurs. Elle me plaisait. Je m’approchais d’elle et trouvais une excuse pour engager la conversation. Je la sentais légèrement méfiante mais un sourire suffit à la rassurer. Je lui proposais de faire le reste du chemin avec elle et lorsque je fus sûre que nous étions seules dans la rue, je lui proposais de lui offrir la vie éternelle. Je lui décrivis alors tout ce qu’elle pourrait faire à mes côtés, tout ce à quoi elle aspirait, qu’elle pourrait réaliser ces rêves les plus audacieux, qu’elle pourrait parcourir le monde et enfin qu’elle deviendrait une vraie déesse. Mais cela sembla l’horrifier plus qu’autre chose. Pire, elle prétendait que sa vie était absolument parfaite et qu’elle allait bientôt se marier. Elle rêvait d’avoir des enfants et de vieillir aux cotés de celui qu’elle aimerait jusqu’à la fin de sa vie. A ses arguments, je ne pus m’empêcher de rire, ne me privant pas pour lui dire qu’elle n’était pas dans un conte de fée, que ces choses là n’existaient pas. Mais elle tenait à la vie, à la vraie vie, bien plus que moi lorsque j’avais son âge. Aujourd’hui encore je me demande si mon acte n’avait pas été nourri par ma jalousie. Quoiqu’il en soit, ce soir là, alors qu’elle essayait de s’échapper, je la rattrapais d’un bond avant de planter mes crocs dans son cou. Je dois avouer que je n’y suis pas allée de main morte et qu’elle allait sûrement souffrir comme moi j’avais souffert lors de ma transformation. Mais je n’aimais pas qu’on me résiste, je ne pouvais pas le supporter. C’était un des traits de caractère que j’avais hérité de ma maitresse. Je la voulais elle et pas une autre, elle n’avait rien à dire.

    Je bus alors son sang et m’arrêtais juste avant que son cœur ne cesse de battre. Je me mordais ensuite le poignet et la faisait boire. Je dus la forcer car elle avait encore la force de résister. Mais elle finit par avaler mon sang et lorsqu’elle en bu assez, je lui brisais tout simplement la nuque. Je savais qu’elle se réveillerait dans quelques heures. Je la portais alors et revint à mon Repère. Deux heures après, elle se réveilla enfin, toutes crocs sorties. Je m’approchais alors doucement d’elle, lui caressant les cheveux. Elle était mon infant, je l’avais crée moi-même et j’en étais très fière. Je nous imaginais déjà semer le chaos à travers tout Bucarest mais aussi à travers le monde entier. Ce que je n’avais cependant pas imaginé, c’était la réaction de ma belle Elvira. Elle me repoussa violemment et se mit soudain à crier, à se prendre la tête entre les mains, à se cogner contre les murs. La surprise passée, je me jetais sur elle pour l’immobiliser. Elle se débattit violemment mais je la tenais fermement. Lorsqu’elle commençait à retrouver son calme, je la berçais tendrement tout en lui murmurant que tout irait bien. Nous sommes restées des heures comme ça avant que la faim ne lui devienne insupportable. Alors nous sommes sorties chasser et je dois bien avouer que pour une première fois, elle se débrouillait très bien. Les jours qui suivirent, je lui appris tout ce que je savais sur les vampires et je lui appris aussi à chasser. Mais quelque chose clochait chez elle. Elvira avait perdu cette étincelle dans ses beaux yeux et chaque fois qu’elle posait son regard sur moi, ses yeux étaient accusateurs. Mais je ne voulais pas m’avouer qu’elle était loin de ce que je voulais. J’essayais encore et toujours de la rendre à mon image, de la rendre vivante. Jusqu’au jour où elle me dévoila son vrai visage. Le jour où elle tua un humain devant des dizaines de témoins. Je lui avais pourtant dis et répété que la règle primordiale chez les vampires étaient qu’on ne devait pas révéler notre existence. Elle venait de la transgresser de son plein gré. Une fois rentrée au Repère après avoir semé les humains qui nous pourchassaient, je ne me gênais pas pour la réprimandais sévèrement. Et si mes mots étaient durs, je voyais très bien qu’Elvira n’en avait rien à faire, pire, elle s’amusait de la situation. Nous devions fuir la ville au plus vite mais cela semblait totalement l’amuser.

    « Tu n’es qu’une inconsciente doublée d’une idiote Elvira. Fais tes affaires avant qu’ils ne viennent nous chercher. »

    « Tu voulais me transformer, voilà ce que tu as récolté. Je préférais milles fois mourir plutôt que de devenir un monstre comme toi et d’être à tes côtés. Tu ne m’as pas laissé le choix, et ça tu vas le payer et le regretter toute ta vie d’immortelle »

    Sa voix froide, et cruelle au possible me blessèrent bien plus que je n’aurais pu l’imaginer. Mon infant, ma fille, ma sœur, venait de me tourner le dos, pire elle me haïssait plus que tout alors que je lui avais donné mon amour. C’est sur ces derniers mots qu’elle me quitta, me laissant seule avec ma tristesse.

    Les semaines qui suivirent, Elvira se montra impitoyable. Elle chassait en pleine rue, s’arrangeant toujours pour qu’il y ait des témoins. Elle semait le chaos à travers la Roumanie et ceux de mon espèce ne tardèrent pas à me tomber dessus car elle présentait un risque pour eux. J’ai bien essayé de lui faire entendre raison, de l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard. Mais elle était bien trop maligne, la haine nourrissait sa vengeance et elle arrivait toujours à s’en sortir. Et l’inévitable arriva alors. Les chasseurs arrivèrent en Roumanie et je fus obligé de fuir. Aujourd’hui je sais que je n’ai pas agi comme il le fallait. J’aurais dû la tuer quand j’en avais encore l’occasion. J’avais toujours su que quelque chose n’allait pas chez elle, mais je n’avais jamais voulu me l’avouer. Je ne sais pas si elle s’en ai sorti cette nuit où les chasseurs nous ont traqués. J’espère bien qu’ils l’ont eu même si quelque part cela me brise le cœur.




    Pas sans toi, jamais plus sans toi...
    Seville, XIXème siècle

    L’Espagne. Ce pays m’émerveilla encore plus que ma belle Roumanie. Je décidais donc de m’y installer provisoirement. Je goutais à nouveau aux plaisirs de ma petite vie en solitaire même si j’espérais toujours me trouver un compagnon. Je persistais, malgré mon premier échec. Mais les années passèrent et je ne trouvais toujours pas celui dont j’avais besoin. Et à vrai dire, je commençais sérieusement à penser à retrouver Selina et Adrianno. Alors que je postais ma nouvelle lettre à ma maitresse en me plaignant de ma solitude, j’entendis des bruits de bagarre dans une rue adjacente. En temps normal je n’y aurais prêté aucune attention. Mais il fallait dire que je mourrais de faim et que j’avais vraiment besoin de me sustenter. Je m’approchais alors des bruits que j’avais entendus. Mais je ne trouvais pas ce à quoi je m’étais attendu. Au lieu d’avoir plusieurs hommes en guise de repas, je me retrouvais avec un pauvre humain gisant à terre, entre la vie et la mort. Enfin, il était surtout proche de la mort au son des battements de son cœur. Alors que je me détournais, déçue, je me stoppais net dans mon élan. Son odeur… son odeur était particulière, différente de toutes les autres. Je me retournais en fronçant les sourcils. Jamais une odeur avait été aussi envoutante, aussi prenante. Et dire que j’avais failli passer à côté… Je m’approchais doucement de la silhouette gisant à terre et m'accroupit. Je le retournais alors vers moi. Je ne pus retenir un hoquet de surprise. Il était beau, si beau, malgré le sang qui s’écoulait sur son visage. Même dans la pénombre je pouvais voir ses beaux yeux bleus. Des yeux qui, je le savais, m’hypnotiseraient à jamais. Alors, doucement, je me penchais vers son visage et je léchais délicatement le sang qui couvrait sa figure. Je sentais qu’il me fixait, il luttait pour garder les derniers regains de vie. Je me reculais alors et lui adressait un tendre sourire en lui disant que tout irait bien.

    « Est-ce que vous êtes un ange ? Suis…suis-je au paradis ? »

    « Je suis un ange de la nuit et je suis venue te sauver mon bel amour »

    Sur ces dernières paroles, je me penchais et plantais mes crocs dans son cou. Si son odeur avait été envoutante, le gout de son sang était totalement enivrant. Mais je réussis à me stopper juste avant que son cœur ne s’arrête. J’avais peur que ça se passe comme avec Elvira, j’avais peur qu’il me rejette, qu’il ne m’aime pas. Je m’en serais sûrement laissé mourir de chagrin. Je passais alors délicatement mes mains en dessous de sa tête et je la soulevais pour la poser sur mes genoux. Je plantais ensuite mes crocs à mon poignet puis je le plaçais dans la bouche de mon bel inconnu tout en lui murmurant de boire, encore et encore. La sensation était tout simplement divine. Je fermais les yeux, pour savourer pleinement ce moment, alors que je lui donnais mon sang, que je le faisais renaitre. Lorsqu’il en eu assez bu, je retirais mon poignet de sa bouche et lui retenait la tête d’une main alors qu’il en voulait plus. C’était déjà bon signe. Je lui caressais tendrement la joue tout en lui demandant comment il s’appelait.

    « Esteban… »

    « Esteban… » Répétais-je d’une voix solennel avant de lui adresser un sourire et de lui briser la nuque. Je ne pouvais être plus heureuse, je venais de trouver celui qui allait partager ma vie pour l’éternité.

    Je ne m’étais jamais sentie aussi vivante et épanouie qu’aux côtés d’Esteban. Lorsqu’il s’était réveillé et qu’il avait posé ses yeux sur moi, j’avais su immédiatement que tout se passerait bien. Et j’étais loin du compte. Il apprenait extrêmement vite et prenait réellement plaisir à chasser et à tuer ses proies. Nous étions en totale osmose, notre relation était fusionnelle et nous étions quasiment inséparables. Aujourd’hui encore notre relation est toujours aussi forte, si ce n’est plus. Il fait partie de moi tout comme je fais partie de lui. Après sa transformation, nous sommes restés une dizaine d’années en Espagne avant de partir pour le pays du Soleil Levant. Je rêvais de découvrir l’Asie. Et je ne fus pas déçue. Nous nous sommes tellement plus que nous y sommes restés presque un siècle entier. Mais Esteban avait un autre rêve : il mourrait d’envie de découvrir l’Amérique. Ainsi, au début du 21ème siècle nous nous sommes dirigés vers l’Amérique du Nord. Nous avons passés les dix premières années au Canada avant de descendre vers les États-Unis. Quelques mois plus tard nous tombions sur la ville de Bodie. Cette ville n’aurait dû qu’être une simple escale seulement nous n’avions pas prévu d’y être emprisonnés…

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MessageSujet: Re: Satine Louise Lynch   Dim 10 Juil - 18:07

Fiche terminée!
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MessageSujet: Re: Satine Louise Lynch   Lun 11 Juil - 10:02

Re-bienvenue et merci de rester ! :D
Je vais déplacer l'ancienne fiche ;)

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MessageSujet: Re: Satine Louise Lynch   Lun 11 Juil - 23:56

Rebienvenue =) x)

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Je ferais une signature toute belle toute nickel par la suite Zarbie
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MessageSujet: Re: Satine Louise Lynch   

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Satine Louise Lynch

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