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 Jodi Lynn Duncan

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    Lynn
    Hunt must go on


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♦ Messages : 42
♦ Date d'inscription : 29/10/2010
♦ Age : 30
♦ Particularités : Sens Sur-Développés, Vitesse et force surhumaines




♦ WHO. I. AM. ? ♦
♦ Âge: 28 ans
♦ Groupe: Dangereux Innocents
♦ Relations:


MessageSujet: Jodi Lynn Duncan    Sam 9 Juil - 17:53




    SIGNATURE: © RIN

    « LYNN »

    ▌Prénom(s): Jodi Lynn
    ▌Age: 28 ans
    ▌Date & lieu de naissance: 20 Janvier 1982 à Los Angeles
    ▌Ancien métier: Chasseuse de vampires et lycans
    ▌Orientation sexuelle: Hétérosexuel
    ▌Race (humain, sorcier, vampire, etc.): Humaine
    ▌Groupe: Dangereux Innocents
    Particularités :
    La seule vraie particularité de Jodi Lynn est qu'elle a été griffée par un loup garou lors d'un affrontement en Irlande. Elle a donc développé les capacités du loup et possède des sens sur-développés.

    « Clém »

    ▌Votre âge: 23 ans
    ▌Votre pays: France
    ▌Indiquez ici où vous avez découvert le forum: Top Site
    ▌Indiquez ici comment vous le trouvez: Le design est tout simplement sublime, le contexte géniale et le staff adorable!!!
    ▌Votre fréquence de connexion ici: 7/7 jours sauf imprévu
    ▌Célébrité sur votre avatar Sophia Bush
    Mais encore :
    Validé par Saddie-Lou


    « PHYSIQUE & CARACTERE »


    Avant sa douloureuse rencontre avec le clan Caldwell, Lynn était une jeune femme débordante de vie et d'enthousiasme. Elle aimait beaucoup passer du temps avec ses amis et s'amuser dès qu'elle le pouvait. Sa devise était Carpe Diem et elle passait son temps à croquer la vie à pleines dents. Très sociable et ouverte, elle était très appréciée de ses amis mais toute sa vie changea le jour où elle se réveilla après cinq mois de coma. Lynn s'était retrouvée seule, dans une ville qu'elle ne connaissait pas, loin de ses proches, trahie par l'amour de sa vie et en face de l'homme qu'elle avait renié quelques années plus tôt. Tout son petit monde s'écroula et sa vision de la vie changea. Elle se renferma sur elle même et coupa tout contacte avec son ancienne vie. Non seulement parce qu'elle savait que sa future vie de chasseuse l'empêcherait de continuer à vivre normalement mais aussi pour éviter que le clan Caldwell ne remonte jusqu'à elle. Son corps n'avait pas été retrouvé et ils n'allaient pas tarder à savoir qu'elle était toujours en vie, il fallait donc se faire oublier. Seule avec son père, Lynn apprit toute la noirceur qui assombrissait notre monde et perdit cette petite étincelle qui faisait d'elle une femme pétillante et enthousiaste. Désormais solitaire et sans espoir pour un monde meilleur, elle décida de se concentrer sur l'apprentissage de la chasse et rien d'autre. Et après des années d'entrainement et de chasse, Lynn n'est plus du tout la même, blasée et cynique, elle ne fait plus d'effort pour s'attirer la sympathie des autres, elle dit et fait ce qu'elle veut sans se soucier de ce que l'on pourrait penser d'elle. Elle est également douée d'un certain sens de la manipulation et réussit habilement à pousser les autres à faire ce qu'elle veut tout en faisant en sorte qu'ils pensent que cela vient d'eux. Mais derrière cette carapace se cache encore une sensibilité qu'elle n'exprime que très rarement. A cause de la trahison de James, Lynn a beaucoup de mal à accorder sa confiance et ne montre son vrai visage qu'aux personnes auxquelles elle tient vraiment. Pour connaître la vraie Jodi Lynn, il faut donc être patient, lui prouver que vous êtes dignes de sa confiance, s'obstiner et gratter la surface. Car si elle peut parfois paraitre froide et rustre, au fond de son coeur, elle n'oublie pas qu'elle est du côté du bien, elle n'oublie pas la Lynn qu'elle a été.

    Malgré ses connaissances sur les créatures des ténèbres, vampires, lycans et autres, Jodi Lynn n'a qu'un seul don particulier obtenu en Irlande lors d'une effroyable nuit où elle perdit son père. Griffée dans le dos par un lycan, Lynn a rapidement découvert qu'elle avait développé les capacités du loup et qu'elle possédait des sens sur-développés. En dehors de cela, elle n'a aucun pouvoir spéciale si ce n'est son courage et le journal intime de ses ancêtres qu'elle consulte régulièrement. La jeune femme est également très douée au combat au corps à corps, rapide et agile, elle sait dominer ses adversaires. Sa spécialité, les armes blanches qu'elle manie à merveille et qu'elle affectionne particulièrement. Elle en possède d'ailleurs une collection assez impressionnante qu'elle trimballe toujours dans le coffre de la voiture et qu'elle aime bichonner pendant des heures. Lynn est également douée avec des armes à feu même si elle les trouve bien moins agréable à manier. Ses connaissances sur les vampires et les lycans en font une adversaire redoutable pour ces deux races.

    Jodi Lynn est une jeune femme de 28 au physique plutôt agréable. Une silhouette fine et des formes voluptueuses, elle n'a pas à rougir de son apparence. De beaux et longs cheveux bruns, un regard intense teinté d'un marron noisette et des lèvres légèrement rosées et pulpeuse, son visage angélique en a séduit plus d'un. Côté vestimentaire, Lynn va au plus pratique, ce n'est pas avec une robe de soirée ou des talons aiguilles qu'elle va pouvoir chasser et combattre toutes sortes de créatures. Elle priviligie plutôt les jeans et les vestes en cuir qu'elle affectionne tout particulièrement, son frère Joshua ne portait que ça.

    Si vous demandez à Lynn si elle a une particularité physique elle vous dira que non car elle a trop honte de la marque qu'un clan de lycans lui a faite sur l'épaule gauche. Marquée du sceau de ce clan au fer rouge, elle en a toujours la cicatrice qu'elle refuse de se faire enlever pour ne jamais oublier ce qui lui est arrivé. Elle a également une belle cicatrice dans le dos dûe au coup de griffe d'un lycan du clan Caldwell.

    © Modèle mis en place par Saddie-Lou R. Blackhood alias ♣ Miss Nothing
    & S. Jalindra Wallsworth alias < morphine >.
    Toute copie partielle ou totale est interdite et sera punie.





    « HISTOIRE »



    1998, NEW YORK/LOS ANGELES


    © CYRINE

    Quatre heures du matin, je dormais paisiblement dans le lit qui m’avait été attribué dans le dortoir du pensionnat de jeunes filles, où j’avais été envoyé dix ans plus tôt, lorsque qu’une des surveillantes de nuit vint me réveiller en sursaut. A peine réveillée, vêtue d’une chemise de nuit et tremblotante, je m’avançais pieds nus sur les dalles froides qui menaient jusqu’au bureau du directeur. Je vis alors dans ses yeux une compassion à mon égard à laquelle je n’étais pas habituée. Je n’avais rien fait de mal, étant toujours une lycéenne modèle, je savais que si l’on me faisait venir dans ce bureau à une heure aussi tardive, quelque chose de terrible s’était produit. Sa main posée sur mon épaule, la surveillante tentait de se montrer réconfortante mais pourquoi donc ? Plus j’avançais vers le directeur, plus mon souffle s’accélérait, mais que c’était il donc passé pour que j’ai droit à tant d’attention. Le directeur me conseilla alors de m’asseoir sur ma chaise et me donna le combiné du téléphone en m’annonçant qu’il s’agissait de mon père.

    Enfin, de mon géniteur pour ma part, je ne l’avais jamais considéré comme un père au sens plus chaleureux du terme et ce n’était pas en me réveillant à quatre heures du matin que cela allait changer. Je pris tout de même le combiné sans me douter une seule seconde que la nouvelle que j’allais apprendre allait totalement bouleverser ma vie. J’entendais bien que mon père tentait de stabiliser sa voix pour que je n’entende pas ses sanglots lorsqu’il m’annonça la mort de mon frère aîné, Joshua. Ayant perdu ma mère très jeune à l’âge de quatre ans, et n’ayant aucune affinité avec mon père, Joshua était la seule personne que je considérais réellement comme un membre de ma famille. Il était le seul être au monde que j’aimais profondément, un grand frère attentionné et complice avec qui j’avais toujours eu des liens très forts avant que l’on ne m’écarte du cocon familiale pour m’envoyer dans ce pensionnat. Sans même adresser une seule parole à mon père, je raccrochais le téléphone et rester sans rien dire sur ma chaise. La nouvelle m’avait tant bouleversé que je n’arrivais même pas à sortir un seul mot ou une seule larme. Je n’arrivais même pas à prendre conscience de la réalité, Joshua était mort et je ne le reverrai plus jamais, je n’entendrai plus jamais le son de sa voix.

    Le silence dans le bureau était plus que pesant et ni le directeur ni la surveillante n’osais m’adresser la parole. Je me levais alors de ma chaise, le regard perdu dans le vague et retournais à ma chambre. Ma colocataire avait bien évidemment été réveillée par tout ce bruit et me demanda ce qu’il se passait. Je ne pris pas la peine de lui répondre et me couchais dans mon lit, m’enveloppant dans ma couverture comme dans si cela pouvait me protéger de la réalité. Cette nuit là, je ne versais aucune larme mais les pensées s’étaient bousculées dans ma tête me faisant la pire nuit blanche de toute ma vie. Puis le lendemains matin je faisais mes valises direction Los Angeles pour retrouver mon père et l’aider à préparer les funérailles de Joshua. Mon frère avait déjà vingt ans mais il vivait toujours chez mon père, il existait entre eux un lien que je n’avais compris. Notre paternelle l’avait toujours préféré et favorisé, voilà d’ailleurs pourquoi il m’avait éloigné d’eux en m’envoyant à l’autre côté du pays. Du moins c’est ce que je pensais à l’époque, aujourd’hui je comprends mieux cet isolement même si je ne le pardonne pas. Une fois à Los Angeles, un taxi me déposa devant notre maison et mon père vint m’accueillir, me montrant pour la première fois de sa vie un intérêt auquel il ne m’avait pas habituée. Il me serra alors dans ses bras avant de prendre mes valises et de m’accompagner dans mon ancienne chambre. Je pensais alors qu’il devait réaliser que j’étais son dernier enfant et que c’était pour cela qu’il se montrait si attentionné, j’étais alors vraiment loin du compte. J’étais encore naïve et pleine d’espoir à l’époque… Puis vint le jour de l’enterrement, très sobre et solennel, il y avait très peu de monde et cela m’étonnait beaucoup. D’après les mails et les lettres qu’il m’envoyait, il semblait avoir une vie sociable bien remplie. Et quand je venais passer quelques jours à la maison pendant les vacances, rien ne me faisait penser qu’il avait pu me mentir, et pourtant. Nous n’étions cependant pas complètement seuls, quelques membres de la famille étaient là, chose assez surprenante lorsque l’on connaît le taux très élevé de mortalité dans ma famille. Il y avait également quelques hommes que je n’avais jamais vu de ma vie mais qui semblait eux me connaître. Etaient ils des amis de Joshua dont il ne m’avait pas parlé ? Je sais aujourd’hui qu’ils étaient bien plus que cela. La journée passa très vite et une fois rentrée à la maison je soupais avec mon père dans un silence quasi religieux. Il avait eu la décence d’attendre quelques jours avant de m’annoncer ce qui m’attendait. Après le dîner, je montais dans ma chambre et attendais d’entendre mon père allait se coucher pour aller dans la chambre de Joshua. Je m’installais alors sur son lit prenant un vieux t-shirt qu’il avait laissé traîné comme à son habitude. Je sentais son odeur encore imprégnée dans le tissu et pour la première fois depuis que j’avais apprit sa mort, je fondais en larmes.

    Comme prévu, je restais deux semaines chez mon père, temps évalué comme suffisant pour faire son deuil selon le directeur du pensionnat. Mais la veille de mon départ, mon père me demanda de le rejoindre dans le salon. Il était assis dans son fauteuil de chef de famille, où nous n’avions jamais le droit de nous asseoir Joshua et moi, et posa sur la table basse du salon un vieux journal intime très épais qui semblait être passé de mains en mains depuis des générations. Jamais je n’avais eu connaissance de ce journal et pour la première fois de ma vie, je sentais que mon père voulait me faire partager l’histoire de mes ancêtres et honnêtement, aujourd’hui je me dis que j’aurai préféré ne jamais rien savoir. Sceptique, je lui demandais alors pourquoi il me montrait ça et il me répondit tout simplement de lire ce journal avant de se lever et de quitter la maison. Il voulait que je lise ce journal seul et je le fis. Quelques heures plus tard, mon père revint finalement pour recueillir mes impressions et l’accueil que je lui réservais n’était certainement pas celui qu’il attendait. Assise sur le canapé du salon, je n’avais pas bougé d’un millimètre depuis son départ et le fixait en silence. Je voyais dans son regard qu’il attendait une réaction de ma part. Debout devant la porte qu’il venait de refermer, il n’osait ni bouger, ni parler, attendant que je fasse le premier pas. En silence, je me levais finalement du canapé et plongeais mon regard rempli de larmes dans le sien. Mais ne croyez pas que ces larmes étaient un signe de faiblesse, ces larmes étaient des larmes de colère. Fronçant les sourcils, je jetais le journal avec rage sur la porte à quelques centimètres à peine de mon père.

    Lynn : C’est pour ça que tu as voulu que je revienne ? C’est pour ça que tu as fais semblant l’espace de quelques jours d’être mon père ?!

    Lui hurlais-je de rage. Comment avait il pu ? Comment avait il pu jouer de mes sentiments et de la situation pour m’annoncer que j’étais la prochaine, que je devais prendre le relais. Ce journal n’était pas un simple journal intime, il s’agissait d’un véritable guide pour chasseurs de vampires. Tous les hommes de ma famille, et cela depuis des générations, étaient formés pour chasser les créatures des ténèbres. Ce journal recueillait cet héritage et toutes les techniques et informations capitales découvertes par mes ancêtres. Je n’avais peut être que seize ans mais il ne m’avait pas fallu longtemps pour comprendre ce que mon père attendait de moi, il voulait que je remplace mon frère.

    Le père de Lynn : C’est ce que ton frère aurait voulu.

    Dit il en s’approchant de moi comme pour trouver une excuse à son indécence.

    Lynn : Ne te sers pas de Joshua !

    Dis je avant de reprendre ma respiration pour tenter de me calmer. C’est alors qu’une idée me traversa l’esprit, je me demandais comment j’avais fait pour ne pas faire lien avant. Je relevais la tête vers mon père et lui lançais mon regard le plus froid.

    Lynn : C’est à cause de ça qu’il est mort ?

    Mon père baissa les yeux et ne me répondit pas.

    Lynn : C’est à cause de ça qu’il est mort ?!

    Demandais je à nouveau. Mon père se contenta de hocher la tête pour confirmer mes soupçons. Les larmes coulèrent à nouveau le long de mes joues et je sentis mes jambes se dérober sous mon poids. Je m’assis alors sur le canapé et gardais le silence quelques minutes.

    Lynn : Et maman ?

    Demandais-je la voix sanglotante. Le silence de mon père en disait long et je compris que ma mère était morte elle aussi à cause de cet héritage. Je fermais alors les yeux, abasourdie de voir que toute ma vie avait été bâtie sur un mensonge. Le pire dans tout ça était que je ne croyais pas un mot de ce journal, des vampires, des lycans, des fantômes… je prenais mon père pour un fou et le soupçonnais même d’avoir lui-même fait du mal à ma mère et mon frère. Après avoir prit quelques minutes pour me calmer à nouveau, je me levais enfin du canapé et m’approchais de mon lui qui n’avait toujours pas bougé d'un centimètre.

    Lynn : Je refuse de faire partie de ton délire.

    Lui dis-je avant de claquer la porte derrière moi. Quelques jours plus tard, j’envoyais un ami prendre mes affaire et me jurais de ne plus jamais revoir mon père.


    2001, NEW YORK/SEATTLE


    © COLORBLIND

    2001, voilà bien une année que je n’oublierai jamais. Pas parce que j’étais enfin dans l’université de mes rêves, ni parce que j’avais eu ma première voiture mais parce que je l’avais rencontré lui. Lui, mon premier, mon seul et mon plus grand amour… James. Je m’en souviens comme si c’était hier, comment oublier la première fois où j’ai croisé son regard d’un bleu intense et son sourire irrésistiblement espiègle. J’étais assise à une table de la bibliothèque universitaire quand je l’ai vu pour la première fois ou plutôt entendue. De ma place j’entendais une voix timide qui demandait à la bibliothécaire, assez stricte et peu avenante, le rayon des livres sur le droit. De sa voix aimable légendaire, elle lui répondit qu’elle n’était pas là pour trouver les livres à notre place et qu’il était assez grand pour chercher tout seul. Amusée, je relevais alors légèrement la tête et croisais enfin son regard qui me charma dans la seconde.

    Je sentis mon cœur s’accélérer et des frissons parcoururent tout mon corps, jamais je n’avais vu un homme aussi séduisant. Je lui rendais alors son sourire et lui faisais signe de venir me voir. Oh ne croyez pas que j’étais le genre de fille à aguicher les hommes et à faire le premier pas, bien loin de là, mais il s’avérait que je suivais des études de droit et donc que je savais où se situaient les livres qu’il recherchait. Gêné par la situation et ce que venait de lui dire la bibliothécaire, James s’approcha de moi. Il me demanda si elle était toujours comme ça et je le rassurais en lui disant que cela n’avait rien de personnel, elle était désagréable avec tout le monde. Après quelques sourires gênés de collégiens, je lui indiquais finalement le rayon qu’il recherchait, il me remercia poliment et disparu dans les livres. Je le regardais s’éloigner espérant le recroiser un jour. Et cela ne tarda pas, quelques jours plus tard, alors que je notais consciencieusement les paroles de mon professeur de droit, James fit son entrée dans l’auditorium. Il se dirigea vers le professeur et lui tendit une feuille, je ne le savais pas encore alors mais il s’agissait d’un mot de l’administration indiquant que James venait d’arriver et qu’il avait eu l’autorisation exceptionnelle de s’inscrire à ce cours alors que les inscriptions du premier semestre étaient terminées. Alors qu’il montait les marches pour s’installer sur un siège, je ne le lâchais pas du regard espérant qu’il me voit et me rejoigne mais ce ne fut pas le cas et il s’installa quelques rangées plus haut. Durant tout le cours, je ne pus m’empêcher de me retourner à plusieurs reprises pour le regarder et cela n’échappa pas à ma meilleure amie qui n’avait de cesse de se moquer de moi. Mais, et cela fut plus embarrassant, cela n’échappa pas non plus à mon professeur qui me demanda ce qui pouvait être plus passionnant que son cours dans le fond de l’auditorium. Gênée, je baissais les yeux attendant que le professeur reprenne son cours puis je me retourner espérant que James n’avait pas compris que c’était lui que je n’arrêtais pas de fixer. Mais bien évidemment, rien ne se passe jamais comme on le souhaite et à peine m’étais je retourné que je croisais son regard amusé. Il me lança alors un petit sourire auquel je répondis timidement, les joues rougissantes. Finalement, je pouvais remercier mon professeur d’avoir fait preuve d’autant de discrétion puisque James se décida à venir me parler à la fin du cours. Il me demanda alors si je pouvais l’aider à rattraper son retard autour d’un café… traduction, il me demandait un premier rencard en douceur. Bien évidemment je ne pus qu’accepter.

    Un mois plus tard, je me retrouvais dans les bras de James après avoir vécut la plus belle nuit d’amour de ma vie. Blottie dans ses bras je me sentait protégée et aimée, sentiment que je n’avais jamais ressenti avant de le connaître. Et alors qu’il me glissait à l’oreille qu’il m’aimait, j’esquissais un sourire et lui retourner sa déclaration, j’étais amoureuse, pour la première fois de ma vie. Mais ce que je ne savais pas à cet instant précis, c’était que James mentait, à cette époque là, il ne m’aimait pas, pas encore… En effet, James n’était pas venu dans mon université par hasard, il n’était pas entré dans cette bibliothèque par hasard et n’avait pas choisi le même cours que moi par hasard, tout avait été minutieusement calculé pour que je tombe amoureuse de lui. Pour moi, James était à part car il était l’homme que j’aimais mais au fond il était bien plus spécial encore. Il avait un don, ou une malédiction pour certains, il était un lycan. Et pas n’importe quel lycan, il faisait parti du clan des Caldwell. Laissez moi vous conter le lien qui unit la famille Caldwell à la famille Duncan. Il y a environ quinze ans, mon père était à l’apogée de son art de chasseur et malheureusement pour Julianne Caldwell, la mère de James, il croisa son chemin. D’une balle en argent dans le cœur, il lui ôta la vie et pendant des années le clan Caldwell se mit à la recherche du meurtrier. Quelques années plus tard, ils remontèrent la trace de mon père et voulurent tuer ma mère mais quelqu’un s’en était déjà chargé. Mon frère était également décédé, il ne restait donc plus que mon père et moi. Joseph Caldwell voulait venger sa femme en faisant atrocement souffrir l’homme qui lui avait ôté la vie, le tuer n’était donc pas suffisant. Voilà pourquoi il jeta son dévolu sur la seule personne à laquelle mon père tenait encore… moi. Il envoya alors son fils, James, à New York pour me séduire, me faire tomber éperdument amoureuse de lui avant de me livrer au clan pour me briser le cœur et me tuer, brisant ainsi le coeur de mon père. D’une pierre deux coups. James exécuta le plan à merveille et me fit vivre un véritable conte de fées durant huit mois mais ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’il allait lui aussi tomber amoureux de moi. Et lorsque fut venu le moment d’achever le plan, il tenta de dissuader son père et son clan tout entier de s’en prendre à moi. Mais ils ne voulurent rien entendre et préférèrent le faire souffrir lui aussi plutôt que de laisser Julianne invengée. Son père lui lança alors un ultimatum, son clan ou moi. Bien évidemment, s’il me choisissait moi, non seulement ils me tuaient mais en plus ils tuaient James également. S’il choisissait son clan, il gagnerait le respect de tous mais me perdrait à jamais. Il décida alors de rejoindre son clan et de trahir mon amour pour lui.

    Une semaine plus tard, il me proposait un week end romantique dans un cottage en campagne à l’écart de tout et bien évidemment j’acceptais, comment aurais je pu savoir ses véritables intentions ? Mais lors de la première nuit, notre week end romantique se transforma en cauchemar. Alors que je pensais dormir paisiblement aux côtés de James, je fus extirpée violemment de mon lit et traînée, en nuisette, à l’extérieur du cottage. Les deux hommes qui me maintenaient fermement me jetèrent sur le sol comme une vulgaire marionnette et je criais de douleur en sentant ma peau s’égratigner sur le sol terreux. C’est alors que James s’approcha de moi, avec des vêtements que je ne l’avais jamais vu porter, me lançant un regard noir qui me glaça le sang bien plus que la température ambiante. Il me détailla alors d’un ton complètement détaché et froid la composition du plan qui m’avait amené ici, à cet instant précis. Une pensée traversa alors mon esprit, mon père avait raison, il n’était pas fou, les lycans, les vampires et toutes ces créatures qu’il prétendait chasser existaient réellement. Je regrettais alors amèrement de ne pas l’avoir écouté. En une fraction de secondes, James me brisa le cœur et me fit souffrir bien plus que quiconque. Alors que les larmes coulaient généreusement sur mes joues, il m’acheva en me disant qu’il ne m’avait jamais aimé. Et alors que je pensais ne pas pouvoir souffrir plus, un membre du clan me décocha une droite si violente qu’elle me fit basculer en arrière. Très vite, je sentis le goût de mon propre sang coulait dans ma bouche et une terrible douleur dans la mâchoire. Je relevais la tête et croisais le regard de James qui m’observait sans même sourciller. Mais où était l’homme que j’avais tant aimé, je n’arrivais pas à croire qu’il allait me laisser mourir. Et pourtant, il n’intervint pas lorsque les autres membres du clan se jetèrent sur moi pour m’asséner des coups plus violents les uns que les autres. Je sentis quelques côtes se briser, mon nez se fracturer, ma lèvre supérieur se fendre, mon épaule droite se disloquer, mon genoux gauche se briser et mes deux chevilles se fouler. Le calvaire dura pendant une bonne demi heure. Les lycans ne voulaient pas me transformer, ils me trouvaient bien trop indigne de leur race et préféraient me faire souffrir encore et encore. Si James se montrait totalement insensible face à cette scène de violence, il bouillonnait de l’intérieur mais n’en montrait rien afin de pouvoir intervenir par la suite. Mais bien évidemment je ne le savais pas et pensais réellement qu’il ne m’avait jamais aimé. Alors que j’étais méconnaissable sur le sol, souillée et humiliée, Joseph vint me cracher au visage et se retourna vers son clan pour leur annoncer qu’ils n’allaient pas me faire le cadeau de m’achever mais qu’ils allaient me laisser mourir lentement. A cet instant je pensais qu’ils allaient partir et m’abandonner sans même se retourner mais Joseph demanda à un membre de son clan de lui donner un objet, je sentis alors une légère odeur de brûlé et comprit rapidement ce qui m’attendait. Ils allaient me marquer comme un animal. Il tendit alors le fer rouge, représentant le sceau de leur clan à James qui fut contraint de me marquer sur l’épaule. Ils voulaient que mon père sache que c’était eux qui m’avaient torturé et tué afin qu’il puisse souffrir à son tour. J’hurlais de douleur avant de perdre connaissance… Leur plan avait marché à la perfection, enfin presque.

    Quand je repris connaissance, je poussais un hurlement de douleur en sentant que la grande majorité des mes os étaient brisés. Seule dans le froid glaciale de la nuit, je réalisais ce qu’il venait de m’arriver, je savais qu’il ne me restait plus que quelques minutes à vivre ou plutôt à souffrir. Je ne pus alors m’empêcher de fondre en larmes avant de pousser un nouveau hurlement de douleur et de haine confondus. Et alors que je me sentais partir, j’entendis le bruit d’un moteur qui se rapprochait à toute vitesse. J’hésitais entre la joie de voir un inconnu me sauver et la peur de voir le clan revenir pour me torturer encore. Les yeux bouffis par les coups, j’apercevais vaguement une silhouette masculine s’approcher de moi et crut reconnaître la voix de James. Je tentais alors de le repousser en poussant les derniers cris que je pouvais mais je n’en avais pas la force et il me prit dans ses bras le plus délicatement possible. Voilà son plan, me laisser souffrir pour me sauver. En faisant croire à son clan qu’il les avait choisi eux il me sauvait… car mort, il n’aurait rien pu faire. Il préférait perdre mon amour plutôt que de me voir mourir. Allongée à l’arrière de la voiture, je peinais à comprendre ce qu’il me disait et perdis à nouveau connaissance avant qu’il ne puisse me dire à quel point il m’aimait. Cinq mois plus tard, je me réveillais d’un profond coma dans une chambre d’hôpital à Seattle. James avait réussi à me conduire à temps à l’hôpital le plus proche me sauvant ainsi la vie. Il contacta ensuite mon père par téléphone et lui conseilla de me faire transférer dans un autre état afin que le clan de son père ne puisse pas me retrouver. Bien évidemment je ne me rappelais pas de cela à mon réveil et le premier visage que je vis fut celui de mon père. Je ressentis aussitôt une soif intense et lui fit comprendre en regardant la bouteille d’eau posée sur ma table de chevet. Il me versa alors un verre d’eau et me fit boire grâce à une paille. Et alors qu’il s’apprêtait à appeler une infirmière, je réunis toutes mes forces pour lui attraper la main. Je plongeais mon regard dans le sien et par un simple clignement des yeux lui fit comprendre que j’étais prête, prête à reprendre le flambeau.


    2003-2011, ABERDEEN/COMTE DE SLIGO/ BODIE


    © LORA

    Il me fallut plus d’une année entière pour me remettre entièrement de ce lynchage. Je dus suivre une rééducation intense et très difficile à supporter mais à mon plus grand étonnement, mon père me fut d’un grand soutien. Chaque jour, il était à mes côtés, me poussant à dépasser mes limites et à donner le meilleur de moi-même pour me rétablir au plus vite. Si physiquement je réussis à guérir complètement, psychologiquement cela fut bien plus compliqué. Je vivais très mal la trahison de James et ne cessais de penser à lui pendant des semaines. Il était revenu pour me sauver mais je ne pouvais oublier les souffrances qu’il avait laissées à son clan m’infliger. Mon père tenta également de me soutenir dans cette épreuve avec beaucoup moins d’aisance et d’efficacité mais j’appréciais tout de même ses efforts.

    Finalement tout cela avait conduit à une chose positive, j’avais enfin réussi à créer un véritable lien avec mon père. Je me sentais plus proche de lui que jamais et étais prête à le laisser m’enseigner mon héritage. Il m’avait d’ailleurs rendu le journal que j’avais refusé quelques années plus tôt et que j’acceptais de lire avec joie. Maintenant que je savais que tout cela était réel, j’avais très envie de découvrir l’histoire de mes ancêtres et de maîtriser leur savoir accumulé au cours des siècles. Et alors que nous cherchions une nouvelle ville où nous installer quelques temps, je proposais à mon père de nous rendre là où tout avait commencé, là où été né et avait vécu le premier chasseur de notre lignée, William Léonard Duncan. Ses pages étaient de loin les plus passionnantes et enrichissantes du journal, il me tardait de fouler les terres qu’il avait lui-même foulées au 17ème siècle. Trois jours plus tard nous prenions un avion direction Aberdeen en Ecosse et logions dans une petite auberge typique du pays. Là bas, je passais des heures et des heures à parcourir les pages du journal et trouver d’ailleurs un magnifique croquis de William. Je sentais mon père très ému de revoir le premier chasseur de notre famille et je devais avouer que moi aussi j’étais très émue face à ce croquis. Si seulement il avait su que près de quatre cents ans plus tard sa descendance regarderait encore ce croquis et surtout, continuerait la chasse qu’il avait lancée. Mon père me racontait alors avec une certaine fierté que j’étais la première femme de la lignée à devenir chasseuse. Jusqu’alors, seuls les hommes étaient mis dans la confidence et les femmes écartées du secret. Ma mère en avait payé le prix et moi aussi… J’avais beaucoup souffert de cet isolement lors de mon adolescence et mon père ne cessait de s’en excuser, il m’expliquait alors qu’il s’agissait de la tradition, qu’il n’avait pas osé la transgresser par respect pour ses ancêtres et finalement je le comprenais.

    Cependant, le destin en avait voulu autrement et nous prit Joshua bousculant ainsi les traditions de la famille Duncan. J’étais très honorée et fière d’être la première mais aussi un peu angoissée face à cette pression et l’inconnu terrifiant qui m’attendait. Voilà pourquoi je portais une grande attention à ce journal afin d’en apprendre le plus possible. Mais très vite, mon père me fit comprendre que la théorie était une très bonne chose mais qu’elle ne servait à rien sans la pratique. Ce fut donc sur la terre de nos ancêtres que mon père m’enseigna l’art du combat. Tout y passa, le corps à corps, les armes blanches, les armes à feu et même les objets de la vie courante. Un chasseur devait savoir attaquer et se défendre avec tout ce qu’il pouvait trouver dans son environnement. Grâce à mon père, je façonnais mon corps à être plus résistant et fort, j’apprenais à être plus souple, plus agile et plus rapide. Je développais mes réflexes et apprenais à suivre mon instinct. Il m’enseigna également toutes les moyens qu’il connaissait pour tuer les vampires et les lycans. Plus les mois passaient et plus je me sentais forte, plus je me sentais prête. Mais pour mon père, il n’était pas encore temps pour moi d’agir sur le terrain mais plutôt d’observer. Il pensait que je n’étais pas prête à affronter seule ces créatures et pour être honnête, je ne voulais pas le contredire. Avant d’affronter mon premier vampire, j’étais terrorisée à l’idée de le faire, certaine de ne pas être à l’hauteur. Je n’avais pas encore l’assurance que je détiens aujourd’hui. Mes premières chasses furent donc en tant qu’observatrice. A l’écart, je contemplais mon père combattre ces choses et examinais le moindre de ses gestes. Puis vint le grand jour, celui où il me tendit un pieu en bois. Je ne peux toujours pas décrire aujourd’hui ce que je ressentis la première fois où je plantais un pieu en bois dans le corps d’un vampire avant de l’immoler par le feu. Tout ce que je sais, c’est que cela m’a apporté un sentiment de puissance que je voulais ressentir encore et que je ressentis lors des chasses suivantes.

    Pendant quatre longues années, nous parcourûmes l’Europe à la recherche de ces suceurs de sang sans se douter une seule seconde que nous aussi étions traqués. Le clan des Caldwell, bien déterminé à finir le travail avait déployé tout son talent pour nous retrouver et grâce à l’un de leur contact en Irlande, ils réussirent à nous retrouver. Nous étions alors sur la trace d’un nid de vampires lorsqu’ils nous tendirent un piège nous attirant vers le lac Lough Arrow. La nuit commençait à tomber et mon père sentit que quelque chose se tramait, il me dit alors de faire demi tour mais il était trop tard, le clan Caldwell était là. Je cherchais alors James du regard mais ne le vit pas… Avait il quitté le clan, avaient ils compris qu’il était revenu pour me sauver et l’avaient tué pour le punir ? Après toutes ces années je m’apercevais que j’avais encore des sentiments pour lui mais ce n’était pas le moment de penser à cela, mon père et moi étions en danger. Et lorsque je vis le sourire de Joseph, je compris, je compris que cette nuit était spéciale. Je levais alors le regard vers le ciel et aperçut la pleine lune apparaître. Sous nos yeux, les quatre membres du clan se transformèrent en loups affamés. Mon père me hurla alors courir, ce que je fis sans me faire prier. Après une course effrénée, je me retrouvais seule, complètement à la merci des Caldwell quand soudain j’entendis un coup de feu. Mon père avait beaucoup plus d’expérience que moi et gardait toujours une arme chargée de balles en argent sur lui, il venait de tuer un des membres du clan. Si je n’avais pas pensé à prendre une arme comme mon père, je détenais tout de même mon couteau de chasse, muni d’une belle lame en argent, dissimulé dans ma botte. Sans attendre, je le saisis et me mit en position de défense quand j’entendis un grognement. Je me retournais alors, terrifiée de me retrouver pour la première fois face à un lycan sous sa forme primaire. Mon regard croisa le sien et avant même que je n’eus le temps de faire quoi que ce soit, il se jeta sur moi. Tout se passa si vite que je ne vis même pas mon père s’interposer entre le lycan et moi. Il venait de se sacrifier pour me sauver, en un seul coup de mâchoire, le loup garou lui avait arraché la jugulaire. Je sentis alors le sang chaud de mon père arroser mon visage et entendit un râle de douleur. La gorge littéralement arrachée, il ne pouvait plus parler, ni hurler. Je me précipitais alors vers lui posant ma main sur son cou comme si cela pouvait empêcher le sang de s’écouler. Je tentais alors de contenir mes larmes et tentais de rassurer mon père en lui disant que tout allait bien se passer. Réunissant ses dernières forces, il m’agrippa la main et la serra de toutes ses forces. Je savais qu’il allait mourir dans quelques secondes et me pressais de lui dire que je l’aimais pour la première et dernière fois de ma vie. Je voulais qu’il entende ces mots avant de me quitter, je voulais qu’il sache que je lui avais pardonné et que je l’aimais plus que tout. Je vis alors son regard s’éteindre et entendis son dernier souffle.

    Accablée par la douleur d’avoir perdu la dernière personne qui comptait à mes yeux, je m’écroulais sur son corps inerte dans un hurlement de chagrin. J’entendis alors à nouveau ce grognement et dans un dernier acte despéré, un réflexe de survie, j’empoignais mon couteau et me retournais à temps pour le planter dans le cou du lycan qui s’apprêtait à me faire subir le même sort qu'à mon père. Je m’écroulais alors en larmes sur le sol en même temps que la bête lorsqu’un autre lycan fit son apparition. J’étais totalement exténuée et je savais que je n’aurai pas la force d’en affronter un deuxième alors je me résignais à abandonner le cadavre de mon père pour courir aussi vite que je pouvais. Et alors que j’arrivais sur le ponton du lac, le lycan réussit à me rattraper et me donna un coup de griffe dans le dos. Une fois encore, je poussais un hurlement de douleur avant de tomber dans l’eau gelée. Je m’enfonçais alors doucement dans l’eau sombre et glaciale du lac, baignant dans mon propre sang. Je crus ma dernière heure venue et décidais de me laisser partir. Deux jours plus tard, je me réveillais dans une clinique de Enniscrone, un village du comté de Sligo. Mon dos me faisait horriblement mal et j’avais un terrible mal de crâne mais j’étais en vie et au sec. Jamais je ne sus comment j’étais arrivée là, mais je sens, je suis certaine… j’espère que James y est pour quelque chose. Encore une fois j’avais échappée à la mort et je commençais vraiment à croire que je n’étais pas sur Terre pour rien. Ce jour là, je me promis de continuer l’œuvre de mes ancêtres et de ne plus jamais abandonner comme je l’avais fait dans ce lac.

    Aujourd’hui, je suis coincée comme vous à Bodie et comme je ne crois pas aux coïncidences, je suis sûre que je ne suis pas là pour rien. Cette ville est mon nouveau terrain de chasse et je compte bien l’exploiter au maximum.

    © Modèle mis en place par Saddie-Lou R. Blackhood alias ♣ Miss Nothing
    & S. Jalindra Wallsworth alias < morphine >.
    Toute copie partielle ou totale est interdite et sera punie.



Dernière édition par Jodi Lynn Duncan le Sam 9 Juil - 19:43, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Jodi Lynn Duncan    Sam 9 Juil - 19:42

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MessageSujet: Re: Jodi Lynn Duncan    Lun 11 Juil - 10:06

Re-bienvenue et merci de rester :D

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MessageSujet: Re: Jodi Lynn Duncan    Lun 11 Juil - 23:55

Rebienvenue =)

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Je ferais une signature toute belle toute nickel par la suite Zarbie
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MessageSujet: Re: Jodi Lynn Duncan    

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Jodi Lynn Duncan

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